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Carnet de route

Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /2006 14:06

 

Et oui, encore un week-end prolongé, quel beau pays la Thaïlande, quand même! Nous avons donc cette fois-ci mis le cap sur Krabi, célèbre pour ses falaises et ses spots d'escalades.


 

Nous sommes arrivés (juste avec 30min de retard avec AirAsia, une performance en soi!) au tout nouvel aéroport de Krabi, et avons filé sur la ville pour passer la première nuit, et partir tôt le lendemain matin.
Nous avions réservé une nuit au Chao Fah Valley, mais sommes rentrés par mégarde au Ban Chaofa, il faut dire que ça se ressemble quand même!
Nous nous sommes rendus compte de l'erreur une fois dans la chambre, et il faut dire que nous avons pas eu le courage de changer. D'ailleurs, ça aurait été dommage, car nous n'avons jamais eu un tel rapport qualité/prix dans une autre guest house...
Pour 350 bhts, accueil trés souriant dans un bon anglais, chambre plus que propre et bien décorée, télé avec cable, à 2 minutes à pied du night bazar et salle de bain aux normes européennes, que demander de plus?

Quand le patron nous a demandé si on voulait la clim ou un ventilateur, nous avons répondu en coeur, un ventilateur! Il nous a alors confisqué la télécommande de la clim, et amené un ventilateur! Rigolo non?

Le soir, orgie au night bazar, brochettes de poulets, boeuf, nems, riz frit, bières, coco pancake.... Terrrrrrrrrible! Et à des prix défiants toute concurrence.

Le lendemain, long tail boat pour Railay (100B/pax). Il faut pas être pressé car le bateau ne part que quand il est plein, mais ça tombe bien, on n'est pas pressé, on est en week-end!

L'arrivée à Railay Est nous a scotché sur place: accostage dans la mangrove, avec à gauche, des falaises, à droite, des falaises aussi, et en face, des cocotiers! Railay n'est pas une île, mais un bout du continent accessible uniquement en bateau, ce qui lui donne l'ambiance d'une île.

Aprés avoir fait 3 fois le tour des lieux pour choisir une chambre, nous avons opté pour "Yaya", qui pour 600Bhts, proposait une chambre propre, avec de vraies toilettes munies d'une chasse d'eau, et des draps dignes de confiance.

Pour expliquer la géographie des lieux, il y a en fait 4 plages à Railay: Railay Est, Phra Nang, Railay Ouest et Ton Say.
Phra Nang est réputée être la plus belle, mais un seul resort 5 étoiles hors de prix pour y dormir. Notre coeur penche très nettement sur Railay Ouest. Sublime anse de sable blanc encadrée par des falaises. Ton Sai reste le meilleur deal mais ne pas se laisser abuser par le chemin dessiné sur les cartes, il s'agit en fait d'escalader les rochers qui la séparent de Railay Ouest. Tout à fait faisable mais pas 15 fois par jours si on a oublié quelque chose dans sa chambre.
Nous avons eu la mauvaise idée de prendre un snorkeling tour qui nous faisait fair le tour de 4 plages merveilleuses. Les plages étaient très jolies, sauf que tous les bateaux s'entassaient au même endroit, et qu'on se retrouvait à 100 derrière le même poisson! Nous nous sommes dits que notre guide (le lonely planet) n'avait jamais porté si mal son nom!
Nous appelons au boycot de l'agence Barracuda Tour, qui avec sa 50aine de bateaux partant chaque jour pour ce tour, n'a pas encore eu l'idée, de prevoir un itinéraire inverse au moins pour la moitié de la flotte.

A part la plage, l'attraction locale est la famille de singes mangeur de crabes qui peuplent les lieux. Ca fait bien longtemps qu'il n'ont plus mangé un crabe je pense, car ils récupérent tout ce que les touristes ne veulent plus dans les poubelles. Ils récupérent d'ailleurs aussi ce que les touristes veulent encore, car nous avons assisté à 2 vols à l'arraché d'épis de maïs.


Nous avons également assisté à une attaque de serpent, qui heureusement a raté le mollet de sa victime de quelques centimètres. Le chanceux ne s'est même pas rendu compte qu'il avait failli se faire mordre, l'hôpital le plus proche se trouvait à une heure de bateau!
Nous avons également vu un requin à 3 mètres du bord, (ok petit le requin, mais un requin quand même!). Hostile le milieu!

Vraiment un des plus beaux endroits que nous ayons vu en Thaïlande!  Voir l'album photo.

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /2006 03:29

Contrairement à ce que peuvent penser certains esprits malfaisants, nous ne sommes pas en vacances chaque fois que nous partons en voyage...
Et bien là, siBien longtemps déjà que nous avions envie de visiter le Parc National de Tarutao à 5 km de la frontière avec la Malaisie.

D'abord, rangez vos airs effrayés. Non, Hat Yai n'est pas en guerre! Certes, c'est l'état d'urgence dans certaines villes du sud. Mais ici pas la queue d'une mitraillette. Et c'est tant mieux.

Première mention speciale à Air Asia pour son premier (et sûrement dernier) vol arrivé en avance et à bonne destination. (Reffrainez vos cris de joie avant d'avoir lu la suite...)

L'aéroport "international" de Hat Yai est à une bonne vingtaine de minutes de la ville. Des minibus assurent le transfert en centre ville pour 70B/p.

Arrêt devant la gare où de nombreuses agences de voyage proposent des billets pour Ko Tarutao. D'abord minibus jusqu'à Pakbara: 100B/p pour environ 2h.
Nous avions pris des billets bateau A/R avec Andrew Tours à 900B (Pakbara/Ko Tarutao/ Ko Lipe/Ko Tarutao/ PakBara) sans vraiment se poser de questions.
Pour la prochaine fois: ne pas prendre les billets retour (Ca laisse un plan B si l'aller n'est pas satisfaisant) et préferer les bateaux rapides (Car les slowboats portent bien leur nom).

Ko Tarutao

Après 2 bonnes heures de traversée, arrivée sur Ko Tarutao par le sud car la marée est trop basse pour accoster prés du centre des rangers. Tant mieux, car on profite d'une balade en camion (benne) dans la forêt tropicale.
L'archipel est entièrement géré par le parc national. Seules deux iles proposent des hébergements (Tarutao et Adang).

200B pour l'entrée du parc national, comme d'hab. On commence à avoir l'habitude de sponsoriser les parcs nationaux. Il faudrait juste être un peu plus délicat et moins hypocrite sur la manière de le présenter:
Pancarte en anglais indiquant:
Entrance fee: adult 200B; child 100B , et en Thai: En hiéroglyphes qu'on ne comprend pas mais dans le même format 20B; 10B...
On nous prendrait pas un peu pour des buses????
Bref,  au moins ici les 200B sont bien utilisés; le parc est impeccable et la qualité de l'hébergement est impressionnante pour les 600B demandés. Jolis bungalows sous les arbres, très propres (Même sous le lit), décorés trés simplement...mais décorés.
Le tout face à la mer mais en retrait (genre loi littorale appliquée); une seule cantine avec des plats simples mais delicieux et pas chers du tout.
Electricité du coucher au lever du soleil et on fait bien attention à économiser l'eau. La densité de poubelle par visiteur sûrement la plus élevée au monde. C'est bien, mais certains ont quand même besoin qu'on leur explique à quoi ca sert...

Un modèle de développement durable que les copains de Ko Phi Phi, Ko Lipeh... feraient bien de copier sans vergogne.

Une plage sauvage avec des rouleaux si bien qu'on se croirait à la maison (Côte sauvage, Charente Maritime).


A noter que réserver ne nous avait pas éffleuré l'esprit. Nous sommes donc arrivés la bouche en coeur au centre des rangers avec l'assurance d'avoir un lit. Et bien heureusement qu'une résa venait juste de s'annuler sinon on était bon pour le camping.
Il a quand meme fallu dégager le lendemain car notre bungalow était de nouveau réservé. On a fini dans celui d'à côté. Que de bruit pour rien!

Après deux jours de repos total (vraiment total), nous avons mis le cap sur Ko Lipeh.

Ko Lipeh

Le bateau devait arriver à 12h00. Annulé à 12h30, nous avions mis tout nos espoirs sur celui de 15h00. A 15h00, il a fallu prendre un autre camion pour redescendre dans le sud de l'île puisque le bateau ne pouvait toujours pas passer à cause de la marée. Arrivée du bateau à 17h30! On y croyait plus! La famille de thais qui nous accompagnait avait même commencé à nous nourrir.
Une fois dans le bateau, on pensait notre souci réglé... 2h30 heures pour atteindre Ko Lipeh de nuit!!!!
Et quand je dis Ko Lipeh c'est un peu exagéré. Le bateau s'est arrêté à 15 minutes de la côte sans plus amples consignes. Des longtailboats sont finalement venus nous chercher, lumières éteintes, puis nous ont débarqué sur la seule plage débarquable (à cause de la marée, de la nuit, de l'heure, et tout et tout...) Bien entendu pas la plage que nous visions. Peu importe, on a vu de la lumière et on est rentré. Petit bungalow sans prétention sur la plage à côté du Andaman Resort. (400B) Réveil assuré par une meute de coqs.

Le lendemain, sac sur le dos, nous sommes partis à la recherche de notre plage. Une fois le village traversé, on a compris à quel point l'île était peu développée. Jolies maisons de bois et de taules, fumoir à charbon de bois, poules, canard et gamins tout nus qui courent partout... Parfaitement ratissé et propre.
Petite traversée de la forêt (un peu plus d'1 km) et on débouche sur Hat Pattaya, la plage la plus connue et où on est sensé trouver à se loger et se nourrir. On pause nos sacs dans un coin pour pouvoir faire une visite de l'ensemble des bungalows. On penche pour Pattaya Song, au bout de la plage surplombant la mer. 400B après un sympatique discount de 100B non demandé.

Côté animation, pas grand chose à part l'arrivée des pêcheurs vers 17h00 et la préparation du barbecue chez  Daya Resort. L'activité majeure consiste alors à choisir ses poissons et crustacés pour le diner.
On a dévoré 2.5kg de crevettes en 3 repas + 1 thon. Un délice! Avec la petit sauce à l'ail qui va bien.

Côté plage. Le paradis serait selon nous: "Une mer de bière bordée par une forêt de chips." Et bien Ko Lipeh n'en est pas loin. Voir les photos (Et non, les couleurs ne sont pas retouchées...).

Toujours utile que c'est la fin de la saison et tout le monde ne pense qu'à fermer. Le Pattaya Song a fermé son restaurant le jour de notre arrivée. Et les réserves commencaient serieusement à s'epuiser au Daya: Plus de poulet, plus de bananes, plus de glaçons, plus de riz gluant, plus de pates jaunes et du lait caillé...

Retour un peu précipité donc pour cause de mauvais temps. Finalement, on change de bateau retour pour un speedboat (550B/personne, Ko Lipeh/PakBara, environ 2h30) avec Tigerline. Parfait sauf la musique à donf pendant tout le trajet et pas moyen de s'échapper sur le pont vu qu'il pleut.

A PakBara, une bonne adresse pour le petit dejeuner ou pour boire un verre en attendant un bateau ou le bus: Cherry Delight. De l'autre côté de la rue en face de l'embarcadère prés de Adang Sea Tour avec de jolies tables en pin. Pas cher, sympas et vrais cafés.

Retour en bus vers Hat Yai avec Andrews Tour le même qu'à l'aller. Une petite dame vend des tickets dans la rue. Le bus va partir donc on se depêche sous la pluie de charger nos sacs dans le coffre et le chauffeur nous réclame nos billets que nous n'avons pas, bien entendu. La petite dame arrive pour nous les vendre et demande au chauffeur combien coûte le trajet par personne (en Thai bien entendu). Le chauffeur répond "Nung Roi" et la petite dame de traduire bien " gentiment": 300B pour deux. Bien essayé sauf que, on avait compris avant qu'elle traduise, et que Nung Roi ca fait 100B et que par 2, ca n'a jamais fait 300B, et que sa com sur notre dos elle peut toujours l'oublier. Le tout en lui expliquant en Thai que c'est pas parce qu'on a des têtes de farang qu'on ne parle pas Thai.
N'empêche qu'elle s'est sentie un peu sotte, et a souri...Comme d'hab!

Hat Yai

De retour à Hat Yai, on se degotte la guesthouse de routards par excellence: <strong>Cathay Guesthouse</strong>. Trés centrale, staff super sympa, chambres genre cellules de prison, toilettes plus que rustiques; mais pour 200B on ne peut espérer grand chose de plus. Le petit dej est vraiment le moins cher jamais vu; et bon, en plus.

Côté attraction, pas grand chose. C'est vraiment une ville d'escale soit pour un visa run vers la Malaisie (on rappelle que la Malaisie est a 50km) soit vers les îles. On a juste trouvé le Wat Hat Yai Nai à visiter avec un bouddha couché de 35m. L'endroit pourrait être sympa si on n'avait pas essayé de nous arnaquer 3 fois en 5 minutes. En revanche, pas de pb côté Tuk Tuk (60B à l'aller, 40B au retour pour 2).

Difficile également de se nourrir. Pour l'instant, nous avons retenu Dao Thiang pas loin de Cathay. Patronne sympa qui apporte des journaux en anglais et sert du taro coco.
Nous avons ensuite échoué dans The Pubb, le seul bar du coin avec un billard (certes fatigué). On n'a même pas fini notre heure de jeu vu que le serveur jouait au billard imaginaire à côté de nous et que le groupe "live" avait un sens de l'harmonie déconcertant.

On a essayé quelques restos avant de finir dans un chinois dont il n'est pas utile de retenir le nom. Mention spéciale pour le Nakorn Nai (superbes lasagnes).

Le mot de la fin sera pour AirAsia. C'est pas cher et on sait pourquoi! Sur la quinzaine de fois où nous avons eu la joie de voler sur AirAsia: 3 avions à l'heure, 3 avions annulés et le reste avec au moins 1 heure de retard (si ce n'est 2), sur des vols domestiques d'1h ou 2, belle performance....
Vous aurez co

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Samedi 27 mai 2006 6 27 /05 /2006 08:08

Ces derniers temps, nous avons pas mal bougé dans les plus grandes mégapoles du monde.

Nous avons donc eu envie de vous montrer quelques tours, fleurons des villes qui les construisent; qui ne sont pas forcément les plus hautes, mais juste parce qu'on les trouve jolies.

D'abord ma préférée: Le Chrysler Building puis son grand frère l'Empire State Building à New York (Nouvel an 2002).

Une histoire dit qu'un soir de grand brouillard, un aviateur survolant New York a dit à la radio: "Quelle purée de pois, je ne vois même pas l'Empire State Building!

Et plaf! Il l'a vu trop tard.

Les tours Petronas à Kuala Lumpur sont les plus hautes tours jumelles au monde.

Le stade olympique de Montréal soutenu par la plus haute tour penchée au monde.

Le roseau fendu de Hong Kong, sûrement trés connu car il figure dans le jeu Sim City 3. C'est pour dire!

Deux trés belles tours à Shanghai:

Les Perles d'Orient (la tour télé) et la Tour Jinmao, 4ème plus haute tour au monde.

La Tour Ista, observable dans beaucoup de pays; mais dont nous ne mettrons pas de photo.

:-)

Pour finir soyons chauvins, la Tour Eiffel, le monument le plus visite au monde.

Les photos de New York et Paris ont été piquées sur Google car, à cette époque-là, nous n'étions pas encore equipés numerique.

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /2006 07:29

Il y a 5 ans lors de notre premier voyage en Thaïlande, nous avions fait une escale à Ko Phi Phi, petit paradis sur terre bien connu des routards et réputée être la 3ème plus belle île du monde.


Depuis, le tsunami est passé, et beaucoup se demande si on peut toujours y retourner. Donc, en bon Tintin reporter que je suis, en compagnie de KhunPho et Khun Mee (mes parents), je me suis dévoué et me voici prêt à élucider le flou artistique qui entoure la reconstruction de Ko Phi Phi.

Dés la descente du bateau, on comprend l'ampleur de la catastrophe.

1er choc: La cocoteraie et les bungalows qui se trouvaient sur la langue de sable (TonSai Bay) ont presque tous été rasés. A présent, quand on est sur une plage, on peut voir de l'autre côté de l'île. Au milieu , un trou gigantesque avec des déchets, des rats et une sorte d'usine qui, malheureusement elle, n'a pas été rasée.

Aprés avoir pris nos appartements au Harmony House, nous sommes partis en quête d'une terrace pour nous désaltérer et manger un bout.

2ème choc: J'ai eu l'impression d'être la 'galinette cendrée' ans le sketch des Inconnus. Les bars qui n'ont pas éte touchés par le tsunami profitent de leur monopole du moment et tirent à vue.

Les constructions en béton refont leur apparition. Y a pas à dire, ça manque de Corses sur l'île...

A ce moment précis, je me suis dit que j'avais fait une boulette d'être revenu si vite: il fallait vite que je me reconcilie avec Ko Phi Phi.

Nous sommes donc partis à la recherche de plages un peu plus éloignées du centre, et là croyez moi, ni les chasseurs de galinettes ni le tsunami ne les ont abîmées. Tous les clichés y sont: sable blanc, eau limpide, poissons multicolore et cocotiers.

Aprés avoir pris un bateau pour 800bht (le prix n'est plus négociable), nous sommes allés sur la plage de Maya Bay, (mais si vous la connaissez, c'est la plage de The Beach où Léonardo Di Caprio embrasse Virginie Ledoyen, et que les filles disent "hooo, qu'il est beau!").

3ème choc: Pour descendre du bateau et poser un pied sur l'île de Léo, il faut payer 200bhts par personne.

 Là, j'avoue que j'ai perdu la face et que j'ai piqué une grosse colère.
Mais comme tout le monde j'ai payé, aprés avoir négocié quand même 3 personnes pour 400bhts.

Je suis d'accord pour verser une somme pour préserver ce parc national, mais 200bhts c'est abusé, pour un coup de rateau. De plus, maintenant il y a des toilettes en dur et une zone de baignade, sur une île qui est sensée être déserte.
Si on veut vraiment parler de Parc National: on interdit les centaines de bateaux qui viennent jeter l'ancre dans la baie chaque jour et massacrent les coraux. On rappelle que la loi qui interdit de construire au dessus des cocotiers n'est pas pour les chiens.

De retour de notre escapade, qui a été merveilleuse quand même, nous sommes tombés sur un panneau qui nous a mis la puce à l'oreille sur ce grand 'bins' qui règne sur Ko Phi Phi.
Les habitants de l'île demandent au premier ministre pourquoi il les a laissé tomber, et le soupçonnent de ne pas leur donner d?argent car ils ne font pas parti du mouvement Thai Rak Thai (les Thais aiment les Thais) dont M. Taksin est le chef de file. Une déclaration du premier ministre en novembre dernier tend à leur donner raison:

Les provinces qui ont voté pour le TRT (Thai Rak Thai) auront des priorités budgétaires alors que ceux qui n'auront pas voté pour le TRT ne seront pas prioritaires.

 

On peut se demander d'ailleurs pourquoi Phuket a été reconstruite en 3 mois et pas Ko Phi Phi. Sûrement car Phuket n'est plus vraiment une île. A 1h30 du continent, tout est plus compliqué et plus cher à acheminer . Ou auraient-ils simplement eu l'indélicatesse de mal voter?

Bon je vous entends de là, vous vous demandez " Bin alors finalement, il a aimé ou il a pas aimé Ko Phi Phi?"

Et la ma réponse sera trés claire:
Ptéte bin que oui, ptéte bin qu'non.

L'île, même abimée, reste une des plus belle que j'ai vue, c'est ce que les hommes sont en train d'en faire que je n'aime pas.

J'en profite d'ailleurs pour vous donner quelques adresses sympas où les gens proposent une bonne nourriture à des prix corrects.
Pour le petit dej, le Garden Home Restaurant, qui se trouve en plein milieu de la zone dévastée et qui a déja réouvert. Il fait bon y avoir la tête dans le sac, musique douce, des plantes partout, et des muffins aux chocolat à pleurer.
La Pee Pee Bakery fait les meilleurs cookies au monde.

Pour manger du poisson grillé et des bonnes patates à la braise, optez pour le Chao Koh. C'est la moins nulle des usines à touristes, mais c'est inévitable d'éssayer.

Une mention spéciale pour le Tonsai Seafood qui a le service le plus mauvais et le moins souriant que j'ai jamais vu. Un exemple: quand on leur a dit que pour manger, on apprécierait d'avoir des couverts et une assiette, la serveuse m'a demandé "combien?".
"Bin, seulement 2, mes parents aiment manger dans une assiette avec des couverts, mais moi je préfère lécher mon poisson sur la table!"

Privilégiez les petits restos qui ont du mal à réouvrir, c'est plus utile, et comme souvent, c'est ceux qui s'en sont pris plein la gueule qui sourient encore.

Pour conclure, si vous voulez savoir si on peut aller à Phi Phi, et bien faites vous votre propre opinion. Nous, pauvres touristes vaches à lait que nous sommes, irons brouter dans un paradis où l?herbe est moins chère.

A trop vouloir prendre les touristes pour des cruches, à la fin, ils se cassent!

 

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 01:52

Nous avons profité de la visite des parents d'Emilie pour retourner nous balader en Mer de Chine. Au programme de notre périple, Ko Samui, Ko Phang Ngan  (que nous avions raté il y a 5 ans) et Ko Tao  (Où nous ne sommes pas retournés depuis notre premier voyage en Thaïlande.

Ce fut vraiment une belle rencontre avec Ko Phang Ngan que nous avions évité jusque-là à cause de sa réputation d'île de "teuffeurs".
Débarqués quelques jours après la "Full moon party", nous y avons trouvé autre chose...

Une île encore sauvage:

Outre Haad Rin (plage de la full moon Party) et Thong Sala (La capitale), les constructions n'ont pas encore dépassé les palmiers. Les routes goudronnées laissent vite place à la piste. Et quelle piste, que celle qui nous a conduit à Thong Nai Pan!

Une crique paisible au bout du monde:

Il faut 1h à 1h30 de tape-cul en taxi collectif pour relier Haad Rin à Thong Nai Pan. Et tant que cette piste digne du Kamel Trophy restera proche de l'impraticable, la double baie idyllique de Thong Nai Pan devrait garder sa sérénité.

Par chance, il restait de grands bungalows enfouis dans le jardin soigné et touffu de Dolphin, une guesthouse réputée au bout de Thong Nai Pan Yai (Yai= Grand). 700B/nuit. Les espaces communs en forme de Sabai Sabai dans le jardin noyé dans les effluves d'encens sont tout à fait propice aux parties de belote et sirotage de cocktails. Le petit déjeuner est très soigné.
Côté restos: on a aimé le Star Light et le Central Cottage pour leur BBQ de Red Snappers et patates à la braise.

L'aventure:
C'est fortement déconseillé, mais nous avions des motards aguerris et des motos choisies avec soin. Nous avons donc affrontés LA piste pour faire un tour de l'île à moto.
Premier arrêt aux chutes d'eau de Than Sadet: c'est pas Iguazu, mais désert et rafraichissant.
Puis saut sur la plage de Than Sadet où quelques Robinson oublient le temps qui passe aux sons des générateurs.


Puis, on rentre dans le dur: Nids de poule, ornières, pourcentage à 20%, gravillon, sable, flaques d'eau... Jusqu'à Thong Sala. C'est passé! Puis une promenade de santé en remontant jusqu'au Nord à Ko Ma. Une trés jolie petite crique d'abord à Haad Salad, avec une mer verte turquoise; puis Mae Haad et l'accès à pied à Ko Ma. On rejoint Thong Sala par la route (goudronnée) de l'intérieur et c'est reparti sur la piste jusqu'à Thong Nai Pan.
Attention: Les loueurs connaissent l'état des routes et sont très pointilleux sur l'état de la moto au retour. Pas de pb pour nous, mais être vigilent tout de même.

Nous nous sommes offerts une journée à Ko tao et Ko Nang Yuan pour faire un peu de snorkeling.
Le bateau pour Ko Tao part à 8h30 de Thong Sala. Seatran propose des day trips découverte, bien ficelés. 1er stop au Japanese Garden (Spot de snorkeling) un peu au large de Ko Nang Yuan. Puis déjeuner à Ko Tao (Chapeau, pour la qualité du déjeuner, très copieux par ailleurs!), puis escale sur Ko Nang Yuan même. (Droit d'entrée inclus dans le day trip: 100B). L'île est désormais privée, d'où le droit d'entrée. Mais c'est pas plus mal car les bateaux n'ont plus le droit d'accoster directement sur la langue de sable. Trop tard, le mal est fait: les coraux sont morts. Mais encore de beaux poissons à observer près des rochers et des champs d'oursins. Ne pas manquer de monter jusqu'au point de vue pour prendre LA photo de carte postale.

Pour éviter de faire une heure de piste vers Thong Sala, pour prendre le bateau vers Ko Samui, le bateau taxi qui part de Thong Nai Pan Yai à 9h00 est bien pratique (250B/pax). Attention, personnes sujettes au mal de mer s'abstenir!
On part dans une coquille de noix vers Haad Rin, en claxonnant (et confirmant par téléphone) à chaque crique si il y a des passagers. Parfois, quand les vagues sont trop fortes, ils doivent nous rejoindre en zodiac. Pittoresque! Il faut entre 1h30 et 2h pour rejoindre la plage de Mae Nam à Samui.

Retour sur le cas Samui:

Lors de notre dernière visite à Ko Samui (en août dernier), nous étions passés devant une guest house, "Charlie's Huts", et on s'était dit "Ouhaaaaa, ça a l'air trop chouette! La prochaine fois, on ira là". Nous nous sommes donc rendus dans cet endroit, situé au bord de la plage de Chaweng, composé d'un beau jardin fleuri et de mignons petits bungalows pas chers du tout (350 bht). Mais finalement, bien trop chers pour l'accueil digne de la CAF française, et des toiles d'araignées qu'il fallait arracher pour atteindre le lit (dans lequel il y avait un gros trou).
Bref, nous sommes vites passés au plan B et avons déguerpi vite fait.

Pour revenir à Samui, l'île agonise. Elle a d'abord subi d'énormes inondations en décembre dernier et ne s'est pas vraiment remise, vu la vétusté des infrastructures (en particulier l'inexistance de caniveaux). Encore de grandes flaques sur les routes, des terrains inondés, des arbres arrachés... L'eau est même encore un peu trouble avec tout ce remue ménage. On n'a d'ailleurs pas reconnu la pointe nord de Chaweng. Ce petit coin de paradis est mort: la plage est sale, l'eau est sale. Et tout le monde s'en fout! Même sentiment dans le reste de l'île où les promoteurs mènent la politique "des grands travaux".

Quelques points de satisfaction cependant:
Nous avons redécouvert sous un autre angle la plage tranquille de Mae Nam (Que nous avions déjà pratiquée à New Lapaz). Juchés dans les bungalows de Lolita, sous les cocotiers, face à la mer (1 700B): bonheur total. 

 Non loin de là, un resto croquignolet avec d'excellents cocktails et des serveuses très sympas: Escape

Tout près, le village de pêcheurs de Bo Phut offre encore une atmosphère tranquille à l'écart de la foule de touristes de Chaweng et quelques restos dignes d'intérêts.
Note pour plus tard: L'Eden Bungalow semble très sympa avec une belle piscine à l'avant et un petit déjeuner français (ce qui, je l'accorde, n'intéresse que les expats en mal de nourriture française).

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 02:10

Petit itinéraire folklorique vers Ayutthaya:

 

Train au départ de Hua Lamphong à 8h20. 20B en 3ème classe, mais c'est sur des bancs de bois, alors pour 1h20 de trajet mieux vaut prendre la 2nde classe à 40B. A bas l'avarice! Arrivée sans encombre à Ayutthaya à 9h40.

 Pas possible d'acheter ses billets de suite pour le soir car le guichet n'ouvre qu'à 10h.
Une belle location de vélos presque neufs se trouve idéalement juste devant la gare. 50B la journée pour les plus neufs. Il suffit de remonter la rue sur quelques mètres pour arriver à l'embarcadère. Autant dire qu'ici, rien n'a été prévu pour passer des vélos, sauf le supplément de prix (5B la traversée, vélo compris).


1 min plus tard on débarque dans la vieille ville. Si le vélo est le moyen de locomotion le plus économique et le plus pratique, le traffic est quand même très dense et il n'est pas toujours agréable et aisé de se frayer un passage dans la circulation.
La visite des temples commence par le Wat Ratchaburana.

Chose commune à tous les temples: il est très agréable de se promener dans les jardins où se trouvent les ruines, à l'ombre des arbres et à l'abris de l'agitation de la ville. On continue à pied vers le Wat Mahathat qui se trouve de l'autre côté de la route. Il est surtout célèbre pour sa tête de bouddha enserrée dans les racines d'un boddhi tree.

Nous reprenons nos montures et passons devant le Wat Phra Ram, sorte de grand parc avec pelouse, eau et petits ponts. Puis un trés beau Prang qui donne sur le Viharn Phra Mongkol Bopitr. Les balades à dos d'éléphants passent sur notre parking à vélo. On se sent bien petit! 


Visite du Viharn d'architecture beaucoup plus récente où se déroule une cérémonie dans le but de guérir des enfants malades. L'histoire ne dit pas si ça a été efficace. Puis nous bifurquons sur la droite vers le clou du spectacle: le Wat  Phra Sri Samphet. 3 grands chédis sont alignés presque intacts et symbolisaient les trois premiers rois de la première capitale du royaume de Siam.

Il fait faim et nous nous dirigeons vers la rivière pour nous attabler au Saithong River Restaurant à l'intersection de Uthong Road et de Shikun Road. Bon repas au bord de l'eau à prix très doux.
Certes, il reste d'autres temples à visiter, mais nous avons d'autres projets. Notre voisin nous a conseillés d'aller voir la toilette des éléphants.


Nous rendons nos montures, mais reste encore à savoir où se trouve cet endroit. Je me dirige vers la Guesthouse la plus proche. Le patron parle heureusement un anglais impeccable et me renseigne très rapidement en m'écrivant l'adresse en Thai. Un peu de pub pour ce gentil monsieur: Mint Guesthouse dans la rue face à la gare qui va vers l'embarcadère.


On négotie un tuk tuk (150B l'heure) qui doit nous emmener à Elephant Kraal. Le premier essai est dans l'eau. Il n'avait pas compris. On repart bien plus loin mais cette fois-ci, c'est la bonne adresse. Un camp de dressage d'éléphant trés certainement. On suit un éléphant qui se dirige vers la rivière. Il s'immerge totalement avec son cornouac sur le dos qui lui frotte la tête. Vraiment impressionnant. Puis on donne à manger aux mamans éléphants et à leurs bébés. Certains sont trop petits et ne savent même pas comment aspirer les graines avec leur trompe. D'autres, par contre, ont bien compris le principe et n'hésitent pas à nous enrouler le bras pour dévier la trajectoire des graines.

Vers 16h, de retour à la gare, nous rachetons des billets pour Bangkok. Il ne reste plus que des billets en 3ème classe. En fait, mauvaise surprise, car une fois montés dans le train on se rend compte qu'il ne reste plus de place du tout et tout le monde est debout. C'est parti pour 1h30. Heureusement, un papa laisse bientôt sa place. Et une mère et sa fille se serrent sur leur banquette et me laissent un bout de place. Elles viennent de Udon, et après un voyage 8h trouvent encore la gentillesse de me laisser de la place et de discuter avec moi. 1 heure de conversation en thai, qui me permet de réviser et de prendre de l'assurance.
Arrivée à Hua Lamphong, c'est la bataille aux taxis. Il nous faut un bon quart d'heure avant d'en trouver un.

Vraiment une superbe balade aux portes de Bangkok. A renouveler!

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 02:22

Je suis retourné à Ayutthaya pour visiter les temples que nous n’avions pas eu le temps de visiter la première fois. Cette fois-ci, j’ai loué les services de Chat Chaï, notre chauffeur préféré, à la journée. Ceci nous a permis de montrer les 3 premiers temples à nos invités, de retourner à Eléphant Kraal, et de visiter les temples à l’extérieur de la ville. 
C’est de ces 2 derniers dont je vais vous parler.

Le Wat Phanan Choeng est un temple récent par rapport aux autres, mais il est très fréquenté par les Thaïs qui viennent y faire des offrandes et se recueillir. Il renferme un Bouddha assis de 19 mètres. 

L’intérieur du temple a des allures de fête foraine, car il est décoré d’une multitude de guirlandes électriques. L’ambiance qui règne ici est vraiment sympa, entre sérénité et  fête au village. C’est la première fois que je vois des gens vendre des tickets de loterie dans un temple : c’est sûr qu’il y a plus de billets gagnants ici !

Ensuite, nous sommes allés au Wat Yai Chai Mongkhon : mon préféré à Ayutthaya. Dés l’entrée, un vendeur de glace! 

Ensuite, tout en léchant son Magnum, on passe devant un grand Bouddha de pierre blanche, drapé d’une robe safran. Au centre, un cheddi immense dans lequel on peut entrer,  qui sert de chambre à coucher à des centaines de chauve souris. J’ai failli me convertir au bouddhisme sur le champ, car dans le cheddi, il y avait un bouddha de pierre, qui, oh stupeur,  respirait! On entendait très clairement sa respiration profonde. Après avoir tourné autour, j’ai aperçu un chien très vieux endormi derrière la statue, qui ronflait à s’en décrocher la truffe ! Dommage ! Je tenais mon miracle!

Tout autour du cheddi, des centaines de statues de Bouddha aux doigts élancés dans un jardin entretenu à la perfection.

Les Thaïs nous ont encore surpris par leur gentillesse à Eléphant Kraal, car quand on leur a demandé si ils allaient laver un éléphant prochainement, ils ont été en laver un exprès pour nous, alors que ce n’était prévu que dans 1h30 ! Ils n’avaient rien à nous vendre, juste envie de nous faire plaisir.

Aaaaaaaaah, quel beau pays !

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 02:42

Le terminal de bus 'Arcade' se trouve à une quinzaine de minutes du centre ville de Chiang Mai. Le prochain bus pour Chiang Rai est malheureusement plein, il nous faut attendre celui de 11h00. 159B pour 3 heures de route dans de magnifique paysage de mi montagne.
A première vue, Chiang Rai n'a rien d'exceptionnel. A deuxième vue aussi d'ailleurs... La guesthouse que nous avons réservée, Baan Bua, est à deux pas du terminal de bus et sur Jet Yot, la rue des bars, (pas mal de chance sur ce coup là). Les petites chambres entourent un jardin. C'est très propre, et pour 200B, c'est le paradis. 5 min plus tard une moto nous attend à la porte (200B la journée). Nous voilà partis à la découverte de la ville (marché et temples, puis de la campagne alentour qui contrairement à la ville est magnifique.


Nous suivons les pancartes 'waterfall' sur une quinzaine de kilomètres. Soudain, la route se transforme en piste puis en chemin défoncé... Nous égrenons les kilomètres dans une ambiance de Paris-Dakar. Nous n'atteindrons jamais ces chutes d'eau mais les rizières en escalier désertes sont là pour nous consoler. La nature est sublime.


Nous passons la soirée avec des amis de Bangkok qui se trouvent par hasard à Chiang Rai en même temps que nous. Promenade au marché de nuit (même babioles que partout ailleurs). Diner au Food Court avec show. Un faux air de Suan Lum à Bangkok en plus petit et encore moins cher. On se régale d'énormes Gambas pour quelques Baths. Parfait!


Le lendemain, nous avons réservé un trek à la rencontre des tribus montagnardes. Nous rejoignons l'embarcadère à 10h pour prendre un bateau qui nous dépose après 1h00 de route au point de départ de notre randonnée (Les sources d'eau chaude). Environ 4h de marche qui nous emmènent en pleine nature à la rencontre des Lahu (tribus orginaires du Tibets) qui faites le riz nouveau et nous invitent à boire un verre.

Puis nous nous rendons dans une tribu d'origine chinoise, planteurs de thé taïwanais.

Fatigués, nous finissons notre boucle aux sources d'eau chaude où nous nous refaisons une santé dans les vapeurs de souffre. Retour à Chiang Rai en voiture.
A noter, niveau excursion que le touriste à deux choix: partir en bus organisé par des agences vers le Triangle d'Or qui n'est finalement qu'un croisement de 3 frontières. Le challenge géographique ne semble pas valoir le détour. Le meilleur moyen, pour pouvoir dire 'j'y étais' semble être la location de voiture avec chauffeur qui vous mène dans la journée aux principaux points touristiques sans la meute à vos basques.


Note pour plus tard: Visiter le village de Mae Salong. (a beaucoup plus à nos amis).
 Là encore, mieux vaut bien choisir l'agence et se faire préciser l'itinéraire. De notre côté, pas mal de chance puisque nous étions seuls avec le guide et nous n'avons croisé sur la route qu'une seule famille d'occidentaux.


Retour dans la nuit avec AirAsia dans l'enfer de Bangkok: 30min de retard, attente interminable des bagages et choc devant la queue pour les taxis (il est déjà minuit) due aux retours de week end prolongé.
Qu'à cela ne tienne! Rien ne viendra gâcher ce magnifique week end. Malgré la police qui veille, Hervé kidnappe un taxi en amont. Nous sautons dedans comme des voleurs prêts à payer le quadruple de la course pour rentrer enfin nous coucher. C'est notre jour de chance, le chauffeur qui ne parle que Thaï, sait où l'on va et nous facture 200B (moins cher qu'une course en temps normal), là où nous lui aurions donné 1 000 B. Pas trop le sens des affaires le garçon, mais fort sympatique!

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 04:43

A deux heures de Bangkok, il est toujours bon de faire une pause dans la "Suisse de l'Equateur": pas ou peu d'embouteillage, sécurité maximale et propreté irréprochable. Bref, le luxe de l'Europe sous le soleil.

C'est par une croisière sur la Singapore River que l'on découvre le mieux les sites majeurs de la ville. On embarque à Clarke Quay.

 Autrefois, zone d'entrepôt, Clarke Quay a changé totalement de visage dans les 10 dernières années: Façades colorées, bars et restos branchés.

 

C'est l'endroit où il faut être à la nuit tombée. Preuve de son succès, le Crazy Horse ouvrira ses portes sur Clarke Quay en décembre prochain.
Puis on s'enfonce sur Boat Quay: succession de restos de fruits de mer. On trouve même dans le coin, Iceko, bar de glace, où la jeunesse dorée vient expérimenter la rigueur de nos climats. Serveuses en moon boots, anoraks et bonets. Autant dire, que les minettes en jupettes et décoletées chaussent trés vite l'anorak. Quelles moeurs étranges!

Un passage devant le luxueux Fullerton,

 

 puis, tout à coup, fini les petites maisonettes colorées. Place à la skyline du district financier où des fortunes colossales se font et se défont chaque jour.

 

Enfin, on apperçoit les emblèmes de la ville:

LeMerlion (moitié lion et moitié sirène)

 

Theatre on the Bay appelé aussi "les Durians" à cause de la forme (Heureusement qu'il n'en a pas l'odeur). La plaisanterie aurait tout de même coûté 5 milliards de dollars singapouriens (Soit 2.5 Mds d'Euros
Nous n'avons bien entendu pas manqué d'aller siroter un Singapore Sling (Cocktail local incontournable: Gin, Vermouth, jus d'ananas, le tout couronné d'une cerise confite) au Raffles emblème du luxe oriental, sans oublier de jeter les écorces de cacahuètes par terre. C'est le seul endroit à Singapour où l'on a le droit de jeter quelque chose par terre sans se prendre une amende!
Hervé a eu la chance de déambuler dans Little India parée pour Deepavali,

 

 fête majeure Hindus. Le festival des lumières fête la victoire de Rama sur le roi démon Ravana.
A noter: Sur un total de 4.1 M d'habitants, la communauté indienne représente à Singapour 8% de la population. Les chinois représentent 77% et les malais 14%. La communauté expatriée est une des plus importantes au monde. (Ca parle effectivement français à tous les coins de rue.)

Singapour est aussi l'antre du shopping. Bien plus cher qu'à Bangkok (Quoique ça dépende des produits) mais plus varié. Il ne faut pas manquer une après midi de shopping sur <strong>Orchard Road</strong>, les Champs Elysées singapouriens. Zara est à deux pas (Scott Roads). Trés amusant de s'apercevoir que même ici, ils présentent la collection hiver alors qu'il fait 30°C dehors et que l'hiver, ici, on ne connait pas. Pourtant, on pourrait presque s'y croire vu la température glaciale qui règne à l'intérieure.
Une autre bonne adresse, trés bon marché cette fois: Charles & Keith, temple de la chaussure bon marché (Exemple réel: 8 paires pour 100 Euros).

Côté cuisine, les Food Court sont une institution locale. Le principe: une série de stands qui proposent différents types de cuisine et des tables au milieu. (Type FoodLoft ou Suan Lum Night Bazaar à Bangkok). Nous avons testé le plus réputé: Maxwell Road Food Court, sympa et pas cher, même si certains plats sont plus que bizarres.
Dans un style plus luxueux, le Grand Hyatt propose un concept similaire à Straight Kitchen: Buffet de cuisines fines des différents coins d'Asie.

Beaucoup, beaucoup plus chic et l'addition s'en ressent.
On ne peut aller à Singapour sans gouter la spécialité locale: le Chilli Crab. Attention  ne pas porter de chemise blanche, catastrophe assurée. Après Long Beach, institution pour le Chilli Crab et le Black Pepper Crab, les collègues nous ont invités au No Signboard sur la Red Light, où on s'est régalés de White pepper crab, langoustes et crevettes caramélisées.
A noter, une boisson rafraîchissante le Barley (boisson de malt sucrée). Malheureusement, on ne sait pas encore son nom en Thai.

On ne peut passer sous silence notre retraite dominicale à Sentosa, île artificielle entre Singapour et l'Indonésie, coincée dans le port de Singapour, qui se bat chaque année pour la place de plus grand port du monde avec Rotterdam.

 Un îlot de verdure au milieu de milliers de cargots. Etonnant! Entrée payante mais ensuite tous les transports sont gratuits et nous emmènent d'attraction en attraction. Ici, le concept Disneyland n'est pas loin. D'abord un petit tour au Merlion, puis une descente endiablée en luge sur piste.

  Balade sur les plages. L'illusion est parfaite: cocotiers, sable blanc...

 On se retourne et les cargots nous rappelle le port tentaculaire. Puis Underwaterworld, l'aquarium trés réputé mais qui ne soutient pas la comparaison avec l'aquarium de Shanghai. Enfin, show de dauphins roses au Dolphinarium.

Magnifique, le zoo ressemble plus à Animal Kingdom à Disneyworld en Floride qu'au zoo de la Palmyre. Immense dans une forée tropicale dense, on a pris une sacrée douche.  

On y retourne le soir pour un Night Safari savamment orchestré. A ne pas rater, même si le tout n'est pas donné (Comme tout le reste d'ailleurs).

Hervé s'est régalé au Orchids Garden. Etonnamment, ici les serres ne sont pas des serres chaudes mais froides à 22°C avec quelques plantes carnivores aussi.

Vous comprendrez qu'on n'a pas chaumé et que nous sommes bien contents de retrouver la frénésie de Bangkok, après cette contrée un peu trop policée à notre gout.

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /2006 05:24

Tous conseillent d'y arriver la veille afin de pouvoir être au marché dès 7h00. Certes, mais on doit pour cela y passer la nuit. Et outre le fait, que la ville est plus que quelconque, il n'y a rien à faire. Y trouver un restaurant ou bar relève du parcours du combattant. Sans compter qu'il n'y a qu'un hôtel: Nok Noi.

 Et ne croyez pas que 'ce petit oiseau' (traduction littérale en Thai) vous réserve un petit nid douillé. Certes pour 350B on ne peut pas s'attendre à grand chose, quoique... Disons que c'est à mi chemin entre l'hôpital et l'internat pour garçon des année soixante.


La seule solution (tout à fait plaisante) que nous avons trouvée pour dîner est une sorte de cantine en plein air à l'angle de la grande route et de celle qui mène au marché flottant. (Prix à défier toute concurrence, on peut se lâcher sur la bière).


Même si l'hôtel est en plein centre ville, près de l'arrêt de bus, mieux vaut prendre un tuk-tuk pour se rendre au marché car il y a une bonne 1/2 heure de marche (50B).


Sur la route, de nombreux embarcadères se battent pour vous louer un bateau à rames (paddle), beaucoup moins cher, moins bruyant et trés agréable. (2h de bateau avec petit môsieur qui rame, autour de 1000B). Intéressant de pouvoir d'abord se balader dans les khlongs de la ville endormie puis de se mêler à l'agitation des barques du marché flottant.

 

Même si l'événement n'est dédié qu'aux touristes, l'expérience est agréable et permet de goûter à quelques douceurs: pancakes au lait de coco, bananes grillées, et des sortes de petits pancakes sucrés et salés...


Une fois la balade en bateau terminée, on peut aussi se balader sur les rives, pour prendre des photos et finir les emplettes.
Pour continuer le périple, nous avons pris le bus pour Nakhon Pathom, connu pour abriter le plus grand chédi du monde (Une recherche dans le dictionnaire s'impose pour les ignorants. OK, je vous aide: Monument bouddhiste en forme de cloche.

 

Puis retour à Bangkok, par ce moyen de transport si bien rôdé qu'est le bus:
      - Bangkok/Damnoen Saduak: Le plus long, c'est d'aller en taxi au terminus sud. Compter 40min sans traffic, ce qui n'arrive jamais. 75B/personne. 2 heures de route. Bus plus pourri que pour aller vers Rayong, mais c'est moins long.
      - Damnoen Saduak/Nakhon Pathom: 35B/personne. 1 heure de route. Le bus se prend de l'autre côté de Nok Noi derrière le pont.
      - Nakhon Pathom/ Bangkok: 75B/personne. 2 heures également. Nous n'avons pas bien visualisé où le bus nous arrêtait au retour. Mais il suffit de prendre un taxi. Il nous a quand meme sembler mettre moins de temps au retour qu'à l'aller.

Par Emilie & Hervé - Publié dans : Carnet de route
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